Pour qui est ce site ?

Si vous...

  • ...avez un travail en accord avec vos valeurs,
  • ...pensez que la planète va super bien, et qu'il n'y a rien à faire
  • ...souhaitez ne surtout rien changer à votre vie

...ce site n'est PAS pour vous !

Par contre, si vous...

  • ...êtes coincé dans votre travail, bloqué dans votre vie,
  • ...savez que la planète va mal, mais vous ne savez pas quoi faire,
  • ...êtes courageux mais ne savez pas par où commencer

...alors ce site est fait pour vous !

Changer de vie c'est possible, et nous allons ici expliquer comment faire.

Je parcours la France à vélo depuis Septembre 2011, à la rencontre de personnes ayant changé de vie. Bonne lecture !

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De l’informatique « verte » ?

La cohérence, cela ne s'arrête pas au vélo !

J'ai ainsi choisi Infomaniak pour héberger ce site, car cette société est celle qui offrait le plus de garanties en ce qui concerne l' "informatique verte".

Sa charte écologique est très détaillée, je vous invite à la lire. On y parle :

  • de sponsoring d'abeilles,
  • de consommation d'eau du robinet, dans des verres... en verre (quelle révolution !),
  • du transport des employés : un vélo offert, transports en commun remboursés,
  • d'un "panier de fruits Bio et de saison" pour les employés, pour manger sain et local,
  • et bien sûr des classiques sources d'énergie : 100% d'électricité hydraulique

Cette entreprise est Suisse, ce n'est sûrement pas un hasard.

Et vous, dans votre entreprise, qu'est-ce qu'on fait pour l'environnement ? L'occasion de changer vos habitudes et de proposer au boss des aménagements ? Perso, lorsque je bossais à CEZ, j'allais toujours remplir au robinet ma bouteille plastique, qui devait bien durer 6 mois, à la grande surprise de certains collègues.

Revers de la médaille : l'hébergement Infomaniak coûte 90€/an, ce qui reste cher comparé à la concurrence.

Moralité : la démarche écolo, ça coûte cher, et oui !

Et il est certain que notre économie ne sera pas la même lorsque nous prendrons réellement en compte son effet sur l'environnement (au lieu d'externaliser à fond).

Et on nous parlait d'économie "virtuelle", idéale pour relancer la croissance ?

C'est loin d'être le cas. En 2020, une ONG Canadienne, paradoxalement chargée de défendre le secteur des nouvelles technologies, estime qu'en 2020, 20% du CO2 mondial sera généré par Internet. Dès aujourd'hui, Internet, c'est 3% des émissions de gaz à effet de serre... soit autant que l'aviation !

Au moins ici, rassurez-vous, vous pouvez lire aussi longtemps que nécessaire, les employées d'Infomaniak mangeront du miel et des "fruits Bio et de saison" en pensant à vous !

Comme le disait Ghandi :

La fin est dans les moyens comme l'arbre est dans la graine

PS : voici un bel exemple de greenwashing d'hébergeur

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Et vous pour Noël, vous faites quoi ?

Bon pour un Noël sans achat

Dans ma famille, nous sommes habitués à faire des listes de Noël. Je vous rassure, on ne les envoie pas au Père Noël (j'ai beau être un idéaliste rêveur, il y a des limites) mais on les partage entre nous pour savoir quoi offrir aux autres.

Cette année, ma liste était courte : rien !

J'ai longuement réfléchi, et ai réalisé que je n'avais besoin de rien de plus pour vivre et être heureux. La seule chose que je consomme encore frénétiquement, ce sont les livres, et j'ai déjà une pile longue comme un sapin.

Par contre, j'ai demandé à ceux qui voulaient vraiment m'offrir quelque chose, de me consacrer un peu de leur temps, en tête à tête. L'occasion de se parler, de pouvoir se dire plus de choses que pendant les habituelles fêtes de famille.

Là où ça devient intéressant, c'est que j'ai vite réalisé qu'en demandant du temps, ça allait être plus difficile pour certaines personnes de ma famille, débordées. Pourtant, si l'on n'arrive pas à libérer un peu de notre temps pour les personnes qui nous sont proches, quel est la finalité de leur offrir des cadeaux ? Est-ce qu'il ne faudrait pas mieux moins dépenser, moins travailler, et pouvoir ainsi les voir plus souvent et plus longtemps ?

Et voilà une belle application pratique du très bon slogan "moins de biens, plus de liens".

Cliquer ici pour télécharger le "certificat d'exemption de cadeau"

Et vous, vous faites quoi pour Noël ? Bonnes fêtes à tous !

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Didier Genetier, l’amour du travail bien fait

Didier Genetier est un boulanger bio… qui livre à vélo. Avec, en plus, l’aspect social et un bon relationnel, il n’est guère étonnant que Didier ait acquis une solide notoriété. Son projet a fini par en inspirer d’autres.

Pétrir, une révélation

Didier, ingénieur INSA Lyon, n’était pas fait pour devenir boulanger. Mais lors de son service civil, il a la chance d’être accepté dans une boulangerie, où c’est une révélation.

« Depuis tout petit, j’étais très fragile de la gorge, il me fallait tout le temps un foulard. Et là, je découvre la boulangerie, j’enlève mon foulard… et je ne l’ai jamais remis. J’avais trouvé ma voie. »

Oublié le foulard, et bienvenu dans le monde de la boulange.

Pédaler pour mieux respirer

Comment le concilier avec son autre passion ? Devenir Boulanger, pétrir à la main, livrer à vélo, ça s’impose comme une évidence. Il y ajoute les farines bio et le four à bois, pour la cohérence.

En 2003, avec 2 000 € en poche, il empreinte 14 000 € à La Nef et rénove un four à pain. « L’Ami du Pain » est né. En 2005, grâce à son amitié avec un vigneron Bio, il s’agrandit et construit un four de toute pièce au Domaine Bio de Bois Franc à Jarnioux.

En 2009, avec sa femme Valérie, ils souhaitent devenir propriétaires afin de travailler sur place. Toute la famille est réunie. Le budget total avoisine les 400 000 € et là encore c’est la Nef qui est préférée aux autres Banques, dont les intérêts sont supérieurs de 40 000 €!

Fin 2011, L’Ami du Pain forme une équipe de 4 personnes : le couple Valérie et Didier mais aussi Nathalie et Stéphane salariés à temps partiels. Grâce aux très bons résultats de l’activité, les remboursements se font moins pesants.

Pédaler pour mieux respirer

Didier pétrit à la main et cuit son pain trois fois par semaine, et les trois autres jours va le vendre sur les marchés locaux : Villefrance s/ Saône, Le Bois-d'Oingt et Jassans Riottier. Sa femme Valérie, s’occupe du magasin à la maison 3 jours par semaine.

Pour aller au marché du Bois D’Oingt, il se lève à 4h du matin et parcours à vélo les 25 km pour livrer les 100 à 150 kg de pain. Son vélo, une fois chargé, pèse 280kg ! L’assistance électrique n’est pas superflue, lorsqu’il s’agit de monter la dernière côte à 10%. La remorque, unique au monde, peut astucieusement se transformer en étal,  sur lequel exposer les pains sur les marchés.

Trouver sa passion, sa raison de vivre

Didier fait clairement un travail difficile. Etre boulanger est déjà contraignant, mais en plus livrer à vélo, cela nécessite une bonne condition physique et beaucoup de motivation. Cependant, ce qui frappe lorsqu’on le rencontre, c’est une joie de vivre, un vrai bonheur, et le regard un peu brillant que peuvent avoir les gens passionnés.

Rechercher la cohérence

Son projet ne s’arrête cependant pas là.

« Je connais des boulanger bio qui roulent en Jaguar, et qui gagnent très bien leur vie »

Mais lui, non. Il essaye au contraire de vendre son pain au prix plancher, et de le rendre accessible à tous. Son 1er prix, Le pain Rustique mi-Seigle, mi-blé, est ainsi vendu à 3.60€/kg, moins cher que bien des boulangeries traditionnelles ou industrielles. Il promeut aussi des céréales peu connues, telles que l’Epeautre ou l’Engrain (ou Petit Epeautre), et des Viennoiseries originales comme des roulés à la Châtaigne et Croissants au Gingembre confit. Ses pains, sont denses car au Levain pur, et se conservent facilement une semaine sans sécher.

Ses clients ne s’y trompent d’ailleurs pas, et il est assez difficile (pour mon malheur) de lui parler sur le marché, alors que tellement de gens viennent le voir, discutent avec lui et repartent avec 4 pains pour toute la semaine. L’étal du voisin, en comparaison, ne voit venir que 3 personnes, pour cette même matinée.

Une affaire qui au final tourne bien, comme une roue de vélo bien huilée.

L’Ami du Pain
Didier & Valérie Genetier,
2448 Route St Julien
69460 BLACE
04 74 67 32 37

Mais si tu crains la mort, la maladie ou la pauvreté, tu seras misérable — Epictète, Manuel, II, 1

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Vicky et Olivier : prendre soin d’eux, prendre soin des autres

Anytos et Mélétos peuvent me tuer, ils ne peuvent me nuire — Epictète, Manuel, LIII, 4

Hier j’ai rencontré un couple, Vicky et Olivier, au Hameau des Buis, et il faut absolument que je vous raconte comment ça s’est passé.

Le parcours

Déjà ils habitent dans une cabane, construite de leurs mains, ce qui n’est guère courant. Par contre du courant ils en ont, il vient de l’école d’à côté, c'est presque gratuit, et c’est même autorisé. C’est peut-être parce que cette école est alternative (pédagogie Montessori), et que in fine ils produisent de l’alternatif ?

En tout cas ça me paraît pas bien clair tout ça… Sans parler d’ampoule ou encore d’électricité, une école qui génère des alternatifs et qui produit beaucoup d’énergie, je ne suis pas sûr qu’elle fasse partie de notre Education Nationale. Par contre il paraît qu’en éducation pastorale ils se débrouillent, tu te rends comptes les enfants grandissent avec des chèvres et des poules ! Nous qui avons grandi à Paris, je trouve ça nettement moins exotique que les animaux du Zoo, quelque part.

Mais bon je te rassure, ce n’est pas la seule faune que l’on trouve par là. Dans ce coin d’Ardèche, ils ont aussi décidé de rassembler des vieux et des vieilles, c’était peut-être pour avoir la bonne moyenne d’âge avec les 60 enfants de 2 à 10 ans ? Bref, c’est un lieu in-ter-gé-né-ra-tion-nel. Intergénérationnel, moi j’ai compris que c’était un lieu où les vieux payent pour les enfants, où les adultes se mettent ensemble pour garder et éduquer les enfants, et où enfin les ados construisent pour les enfants. Mais attend une seconde là, ça, ça c’est l’inverse de chez nous !  Ici et partout ailleurs, c’est plutôt les vieux qui dépensent l’argent des plus jeunes (à travers le crédit), gaspillent leurs ressources, dérèglent leurs futurs écosystèmes !  Aller à contre-courant de l’histoire que l’on disait terminée, fallait oser.

Enfin bon, le plus bizarre, c’est quand même que Olivier et Vicky, pour revenir au sujet, ils travaillent depuis 4 ans sur le chantier de l'école, écologique forcément, participatif forcément (ah non ça c’est pas si courant que ça en fait…encore cette histoire d’électricité !), et tout ça bé-né-vo-le-ment !!

Comment ça ?, ils travaillent et en plus ils sont pas payés ? Et oui c’est ça la force d’un beau projet, ça permet de soulever des montagnes (bon ok ardéchoises…mais quand même : en vélo on les sent passer !). Mais bon, rien n’est perdu, les compétences en écoconstruction, apprises et acquises en posant des bottes de foin, est maintenant très recherchée, ça leur permet d’en vivre.

Et malgré tout ça, ils ne veulent même pas en faire un bizness. C’est franchement à désespérer de la Croissance Verte ! A force de vivre ici, ils ont surtout vu qu’un peu d’argent c’était suffisant, et à 1 000 € à deux et par mois, c’est royal. Ils vivent mieux que quand ils avaient une maison louée, deux boulots, une voiture, et surtout pas le temps de vivre. Résultat, Olivier fait quelques chantiers par ci par là lorsque les fonds baissent, et comme il le dit lui-même, il est moins stressé sur les questions d’argent.  Parfois il culpabilise un peu de ne pas être un bon chef de foyer responsable et sécuritaire, mais bon ça va il assume.

D’après eux, à partir de l’expérience du chantier participatif, c’est pas tellement la technique de la paille entre les murs qu’ils en retirent. Ce n’est pas non plus de l’argent du distributeur. C’est par contre une vraie et grande aventure humaine, où près de 2 000 bénévoles se sont succédés pendant 4 ans, tout ça pour construire un écolieu, et in fine garantir la pérennité de l’école alternative, encore elle. Bref, moi j’appelle ça « dépasser le passé » (et non du passé dépassé), eux ils appellent ça « construire le futur »… au fond c’est bien la même chose non ?

 

Analyse

L’histoire de Vicky et Olivier est intéressante à plus d’un titre.

Pas de fonds initiaux : on peut se libérer, même sans argent !

En février 2008, ils décident de tout plaquer, rendre la maison, acheter un camion (sans vouloir les vexer, c’est plutôt une grosse fourgonette…), l’aménager en mini-camping-car et… partir, tout simplement. Ils n’ont pas d’argent de côté particulièrement, juste l’envie de partir.

L’origine Péruvienne de Vicky a peut-être aidé, car petite elle a grandi avec pas grand-chose et donc se sent en confiance de ne pas posséder beaucoup, elle sait qu’ils s’en sortiront et elle est débrouillarde.

Pour prendre une décision, les motivations peuvent  être multiples

Vicky souhaite surtout partir pour se sentir plus légère en possédant moins d’objets.

A l’inverse, Olivier souhaite surtout partir pour ne plus être obligé de travailler pour un boulot qui ne  lui plaît pas (chauffeur de car scolaire).

Ils partagent le même objectif, mais pour différentes raisons.

Il faut du temps pour définir ses rêves, du courage pour les essayer…et un peu de chance pour les réussir

Vicky et Olivier ont longtemps expérimenté, vivant au jour le jour, mixant les petits boulots avec des périodes de chômage, faisant des « saisons » (récolte de fruits, vendanges…) et expérimentant l’importation et la revente d’artisanat Colombien, pour finalement se fixer dans un travail de conducteur de bus pour lui et d’aide maternelle pour elle pendant des années, de commencer un jardin et de réhabiliter un vieux four à pain. Mais cette ébauche de vie simple ne suffisait pas à leur bonheur, c’était encore trop de contraintes, notamment le travail, peu valorisant.

Il  a donc fallu prendre son courage à deux mains, et tenter le saut en avant. Partir de chez eux, donner tous les meubles, devenir libre. Malgré tout, ce saut n’est pas si périlleux qu’il n’y paraît, car si cela se passait mal ils pouvaient toujours revenir en arrière, retrouver une maison, des boulots +/- identiques aux précédents… donc c’était prendre un risque, mais un risque limité (comme toujours, en fait).

Il aura fallu aussi un peu de chance, car lorsqu’ils sont arrivés sur l’éco-chantier participatif, qui débutait, ils étaient loin de se douter de la suite des évènements. Il y a bien sûr eu des couacs, des moments difficiles, un apprentissage long et parfois douloureux de la vie en (grande) communauté, mais surtout ça a été un grand moment de partage qui ont ouvert les horizons. En plus de peu à peu adhérer complètement au projet, ils ont largement contribué aux bien-être de tous, ce qui a permis au chantier d’arriver à destination.

Maintenant, ils ne souhaitent pas vraiment rester sur-place, bien que beaucoup de leurs amis y vivent. Ils voient ces années comme une expérience, certes magnifique mais qui a aussi une fin. Sans trop encore avoir décidé (le chantier devrait terminer d’ici un an), ils voudraient peut-être créer leur propre projet… peut-être que cela impliquera là aussi des bénévoles, en tout ca on peut être sûrs qu’ils seront bien reçus.

 Et vous, qu'en pensez-vous ?

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Claire : la reconquête d’une vie

Vivre simplement, pour que d’autres puissent simplement vivre. — Gandhi

Claire a un parcours exceptionnel, dont nombre d'entre nous en quête de cohérence peuvent s’inspirer.

 « Sortie » d'école de commerce

Majore d’une « grande école », son destin était probablement de travailler dans une multinationale en gagnant beaucoup d'argent dans le marketing. Elle en a décidé autrement :

"Lors d'un cours de finance internationale, le professeur nous demande quel est notre objectif de vie, 3 choix : l’argent, le pouvoir, ou… les deux ! Pas d’alternative, c'était impossible pour moi de prononcer l'un ou l'autre."

Et tous ses camarades, dociles, d'énoncer leur choix un à un. Le tour de Claire arrive, et elle ne peut pas dire ça !

« Le prof, excédé, fini par me sortir : « vous n’avez rien à faire dans mon cour, mademoiselle, ici, ce n'est pas l'école de l'Abbé Pierre ».

Elle hésite à arrêter net ses études, mais décide de continuer avec l’idée d’utiliser ses capacités et connaissances pour des causes porteuses de sens, auxquelles elle croit.

« Sortie » de WWF

Tout au long de ses études, Claire s'engage ainsi pour plusieurs associations, s'occupe de la compta, des plaquettes de comm’ et monte les projets. Sortie de l'école, elle devient salariée de WWF. Le décalage se fait cependant vite sentir, entre défendre le jour les grandes causes écologistes… et rentrer le soir dans son petit appartement parisien. Le métro-boulot-dodo n’est pas loin, et malgré la satisfaction de travailler pour de justes causes, cela ne suffit pas.  Aussi elle plaque tout, et part en Corse. Elle rejoint un groupe de personnes vivant isolée sous tipis dans la montagne, sans eau ni électricité, à 40 minutes à pieds du plus proche village.

Là c’est la grande claque :

« Je me suis rendu compte que je ne savais rien faire de mes 10 doigts, et que mes études, source d’admiration de tous, avait surtout consisté à apprendre des polys par coeur. On ne m'avaient pas enseigné l'essentiel, je ne connaissais rien de la nature qui nous nourrit ».

Elle admire les personnes simples et libres rencontrées sur l'île et s'initie à leur côté à de nombreux savoir-faire comme la vannerie, les plantes sauvages, le jardin, las à  boulange, etc.

C’est aussi la découverte de la liberté comme une quête difficile qui nous fait traverser bien des remouds intérieurs :

Mon séjour en Corse tout en me rapprochant de mes aspirations profondes m'a montré aussi toutes les peurs et blocages qui m'empêchaient pour l'instant d'être libre. Le chemin vers l'autonomie est surtout un chemin intérieur . L’hiver a été vraiment rude et j'ai décidé de reprendre la mer.

« Sortie » de Terre et Humanisme

Une fois revenue à Paris, grande remise en cause : « Et maintenant ? ». La capitale lui est devenue invivable et elle cherche à en sortir au plus vite. Elle écrit à Pierre Rabhi, dont les livres l’ont beaucoup touchée. Celui-ci l’appelle, et lui propose de devenir son bras droit, pour l'accompagner dans tous ses projets et conférences. Ce qu'elle fera non-stop pendant plus de deux ans.  Mais comment réaliser la « sobriété heureuse » et l’autonomie lorsque l’on n’est jamais chez soi ?

Elle demande donc son transfert à Terre & Humanisme, où elle reprend le journal. Motivée, elle revoit complètement la maquette, double le nombre de pages, et finit par tripler le tirage. Toujours en quête de cohérence, et après un dernier numéro « Reconquérir sa vie, avancer vers l’autonomie », elle finit par démissionner.

Reconquérir sa liberté

Elle s'installe chez son compagnon Dany, dans la vallée isolée de Thines, et attend la venue de leur enfant. Loin de l'intense sociabilité et de la sur-activité dans laquelle elle était, sa vie ralentit et Claire apprend à savourer en solitaire les marches en montagne.

Aujourd’hui, Claire, Dany et leur enfant Shan, sont installés dans les Hautes Cévennes. Auto-entrepreneurs, ils y proposent des stages de vannerie et Claire, toujours très active malgré son envie de « lâcher prise », collabore toujours avec des journaux écolos et des maisons d'édition.

"On ne peut se nourrir d'un seul ingrédient; de la même manière, j'ai toujours considéré que plusieurs activités étaient nécessaires à notre épanouissement. J'ai enfin trouvé l'équilibre entre travail des mains et la tête, implication sociale et intériorité".

Coordonnées :
Claire Eggermont & Dany Vilaine
La Chase
30450 Ponteils et Bresis
04 66 43 17 08
clairelor@yahoo.fr
http://www.stages-vannerie.com
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